jeudi 28 février 2008

Profitons-en

Très chers tous,

Juste un petit message pour que vous vous rappeliez bien que demain 29 février est un jour en plus, que ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans, et que c'est l'occasion d'en faire une journée toute spéciale. Bien sûr, vous avez aussi le droit de vivre cet évènement comme n'importe quelle journée de l'année. D'ailleurs je crois même que c'est ce que je vais faire, personnellement.

Un exemple de ce que vous pouvez faire demain pour égayer votre quotidien (pardon pour ceux qui la connaissent déjà):


(Traduction: -Dring Dring! - Allo, c'est Calvin. Je voudrais une large pizza aux anchois - Quoi? Je... - Oh désolé, vous avez dû faire un faux numéro - J'essaie de rendre un peu plus surréaliste la journée de chacun...)

Le poumon glaswégien

Il y a quelque chose comme deux ou trois semaines, profitant d'une de ces sublimes journées ensoleillées que Glasgow sait nous offrir trois ou quatre fois par an, je suis allée au Pollok Park. Il s'agit du plus grand parc de Glasgow (145 ha d'après le Routard), situé au Sud de la Clyde, à vingt minutes de la Gare centrale en train, et particulièrement célèbre pour abriter la Burrell collection (qui fera l'objet d'un autre post).

Le parc fut légué à la ville de Glasgow dans les années 60 par Lady Maxwell, descendante et héritière de la famille Maxwell, qui fut propriétaire d'une bonne partie du Sud de Glasgow pendant sept siècles. On trouve dans ce parc non seulement la Burrell collection, mais aussi la Pollok House - dans laquelle je ne suis pas rentrée, donc je ne peux pas vous en dire grand-chose.

Et maintenant, les photos:

































































Et pour finir, une vache à poils!!!!!

dimanche 24 février 2008

House on fire

Au programme de mon dimanche après-midi, partie de squash. Je me rendais donc à la fac pour prendre mes affaires avant d'aller au gymnase. Au moment d'emprunter Ashton Lane (voir ici la description qu'en fait Pascale Clerk sur son blog Paris-Glasgow), passage interdit: des voitures de police et des camions de pompiers encercle la rue préférée des Westenders.


A midi, un incendie s'est déclaré dans les cuisines du Cul-de-Sac, un restaurant situé tout au bout de la rue. Décidément, après Camden Town à Londres...

Quand je suis repassée vers 20h, tout était encore bloqué...













[Une photo piquée totalement illégalement sur Internet (hum)]

On ne peut qu'espérer que les dégâts ne seront pas trop importants; le West End sans Ashton Lane, c'est comme la mer sans les vagues, les vagues sans l'écume, l'écume sans le sel, le sel sans le poivre, etc (pour les quelques personnes qui ne connaîtraient pas, c'est pas de moi hein, c'est Les Inconnus, ou plus exactement Dider Barbelavie et Félix Grave).

Voici la liste de tout ce que l'on peut trouver sur Ashton Lane (j'espère ne rien oublier). D'abord, quelques restaurants: Ashöka, The Wee Curry Shop, The Ubiquitous Chip, le Cul-de-Sac; et les pubs (qui peuvent aussi faire resto): Jinty M'Guinty's, un pub irlandais, The Wee Pub, qui a apparemment reçu la visite de Nelson Mandela vu les photos fièrement accrochées au mur, The Chip, avec une super terrasse au dernière étage, le Vodka Wodka, qui présente l'avantage d'avoir un assez confortable et large beer garden (essentiel pour les fumeurs), le Lane (mon nouveau squat ces derniers temps, le midi, devant une petite soupe), le Loft (énorme pub/lounge où je ne suis pas allée souvent, la musique étant un peu trop forte pour qu'on puisse s'entendre), le Nude et le Radio, qui offrent des prix défiant toute concurrence le mercredi soir, et dont on voit sortir des ptits jeunes complètement, mais alors com-plète-ment saoûls, et le Brel, pub en hommage au chanteur où l'on peut déguster paraît-il de bonnes moules-frites, mais j'ai pas essayé, c'est pas trop mon truc les fruits de mer. Et en plus de tout ça, Ashton Lane recelle le seul cinéma du West End, The Grosvenor - qui se trouve juste à côté du resto qui a pris feu, du coup j'avoue que je suis un peu inquiète...

Pour vous donner une idée d'Ashton Lane en temps normal, voici quelques photos que j'ai prises au cours de mes nombreuses soirées dans ce haut-lieu de la vie nocturne glaswégienne.






















(Les deux dernières images ont été prises au Lane, un midi. )

Voici le seul article que j'ai pu trouvé au sujet de l'incendie pour l'instant, sur le site du Herald: http://www.theherald.co.uk/news/news/display.var.2068859.0.Landmark_Scottish_street_sealed_off_after_major_fire.php.
On en saura certainement plus demain...





Mise à jour (le 28 février): Qu'on se rassure: rien de grave sur Ashton Lane. Le Cul-de-sac, le Radio et le Nude, le Loft et le Grosvenor devraient rouvrir ces jours-ci, aujourd'hui même me semble-t-il. Petite anecdote au passage: une de mes élèves m'a raconté que son copain travaille au restaurant du Chip, et que le jour de l'incendie, il a bien évidemment prévenu ses clients qu'il fallait évacuer la salle. Mais apparemment, ils ne voulaient pas partir! Il a fallu cinq minutes pour qu'ils comprennent que ce n'était pas une blague et qu'il était temps de quitter les lieux...

dimanche 3 février 2008

Glorious water of life

Un mercredi soir au Uisge Beatha (prononcez ichkebaha, à peu près...).

Précision: le flou des photos n'est pas dû à mon état d'ébriété mais à l'absence de flash...






PS: Vous aurez reconnu l'effigie de Mrs Thatcher, figure peu appréciée dans les environs...

jeudi 24 janvier 2008

Forever young

Il y a quelques semaines, je suis allée voir I'm not there, de Tod Haynes, un film autour de Bob Dylan. Le concept du film est extrêmement audacieux: évoquer cette légende-caméléon à travers un certain nombre de personnages, incarnés par des acteurs souvent inattendus (Richard Gere ou Cate Blanchett, pour ne citer que les plus surprenants). Et c'est incroyablement réussi. Mind-blowing.

Depuis, je suis retombée dans Bob Dylan, le film repasse dans ma tête, il m'accompagne un peu tous les jours.

Un de mes passages préférés du film-documentaire de Martin Scorsese, No Direction Home:



Toujours tiré du même film, un extrait d'un de ses houleux concerts en Angleterre, je ne sais pas lequel, je ne me rappelle plus, ça fait un bail quand même. Eh ouais, c'était en 1966, et Bobby avait décidé de sortir les guitares électriques. Ses fans de l'époque, des amoureux de la folk, manifestent leur déception par de violentes huées.

Il s'agit de "Ballad of a thin man", un de mes préférés. De la vraie poésie.

Un jour où on lui a demandé si le fameux "Mr. Jones" de la chanson existait vraiment, Dylan aurait répondu: "He's a pinboy. He also wears suspenders. He's a real person. You know him, but not by that name... I saw him come into the room one night and he looked like a camel. He proceeded to put his eyes in his pocket. I asked this guy who he was and he said, "That's Mr. Jones." Then I asked this cat, "Doesn't he do anything but put his eyes in his pocket?" And he told me, "He puts his nose on the ground." It's all there, it's a true story." C'est pas classe, comme réponse, ça?

Anyway, voici la vidéo:



Et enfin, voici l'interprétation qui en est faite dans le film de Todd Haynes, chantée par Stephen Malkmus et The Million Dollar Bashers (Pardon pour la fin un peu abrupte...).



Alors, c'est pas magnifique?

J'en profite au passage pour "rendre hommage", même si c'est un bien grand mot, à Heath Ledger, décédé il y a deux jours, et qui était tout aussi bon - et beau - dans I'm not there que dans Brokeback Moutain.

mercredi 23 janvier 2008

Dans le cochon tout est bon!

Nous sommes lundi. Il est 10 heures et demi du matin. Je me dirige d'un pas alerte vers mon lieu de travail, pleine d'enthousiasme, une fois n'est pas coutume, même si je peine à marcher suite à une partie de squash endiablée la veille.

Et là, tu vois ce que je vois?



Oui oui c'est bien ça, des petits cochons suspendus. Hmmm!

Y a une boucherie juste à côté de chez moi, j'ai donc droit à cette appétissante vue de temps à autre.

(Par respect pour les âmes sensibles, j'essaierai de ne pas laisser cet article trop longtemps en première page, c'est promis)

jeudi 17 janvier 2008

Alleluhia

Oui, je sais, j'avais dit que je ne me mêlerais pas de politique sur ce blog. Mais là je ne tiens plus. Y a des choses que je ne comprends pas, que je ne connais pas et sur lesquelles je ne suis pas apte à m'exprimer. En revanche, il y a des choses que je ne peux pas laisser passer sans réagir (je suis un peu longue à la détente, je sais, mais j'en avais pas entendu parler avant aujourd'hui).

Extrait du discours de Nicolas Sarkozy à la basilique de Saint-Jean de Latran à Rome le 20 décembre: "Un homme qui croit est un homme qui espère. L'intérêt de la République, c'est qu'il y ait beaucoup d'hommes et de femmes qui espèrent." Si ça, ce n'est pas faire de la religion l'opium du peuple! Allons-y, prenons les gens pour des cons et clamons-le haut et fort! Qu'on croie en Dieu, très bien, mais que Dieu ne serve pas d'alibi pour supporter la difficile existence d'ici-bas... Ah c'est sûr que quand on espère, quand on attend patiemment parce que quoi qu'il arrive ça ira mieux demain, ça ne pousse pas à la révolte. Voici donc ce qu'il nous propose, notre président: Attendons le ciel... et en attendant, regardons TF1.

Comment en outre se permet-il de déclarer que "Dieu est dans la pensée et dans le coeur de chaque homme"?! (discours du 14 janvier devant le Conseil Consultatif saoudien à Riyad) Je croirais entendre ma grand-mère (que j'aime par ailleurs beaucoup, je tiens à le préciser) qui me serine depuis des années que j'ai Dieu en moi, c'est juste que je le sais pas encore. Ma grand-mère, elle a le droit de me dire des choses comme ça, même si ça me gonfle. C'est peut-être un peu son rôle. En revanche, mon président n'a rien, mais alors rien à faire là-dedans.

Sérieusement, tout ça me met hors de moi.

Des extraits des discours mentionnés ci-dessus, à lire sur le site du Monde: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-1000457@51-1000402,0.html