
Le
Fish'n'Chips, c'est une institution. C'est connu dans le monde
entier: dans les îles britanniques, on aime manger du poisson enrobé d'une pâte frite avec amour dans une huile bien huileuse (en 3). Et le poisson ne va pas sans les
chips (c'est-à-dire les frites, et non les
chips françaises, qu'on appelle ici
crisps). Il existe différentes sortes de
chips:
chips'n'cheese
(du
cheddar bien entendu),
chips'n'gravy (LA sauce british par excellence),
chips'n'curry... Et il va de soi que lorsqu'on prend des
plain chips, on les arrose de
salt and vinegar; l'un ne va pas les deux autres. Le tout est servi dans des boîtes en carton plastifié (?) entouré de papier. Et le petit plus, c'est la fourchette en bois ou en plastique, parce qu'en général, les
chips'n'gravy par exemple, eh beh c'est plutôt des
gravy'n'chips, et quand on n'a pas de fourchette, c'est assez galère : ). On n'est pas obligé de prendre du poisson, on peut aussi opter pour des grosses
smoked saugages bien grasses, ou encore un
burger (en 1) ou du
black pudding (en 4) frits. Tout ça étant conçu pour éponger efficacement les plus ou moins grandes quantités d'alcool ingurgitées auparavant.

Voilà pour ce qui est de derrière le

comptoir. Mais je ne peux pas ne pas parl
er de ce qu'on y trouve devant. Les
fish'n'chips ont leur heure de pointe. La fréquentation augmente à partir de 22h et l'activité se fait de plus en plus intense à mesure que les estomacs se remplissent de bière dans les pubs. C'est entre minuit et 2h du matin que les queues devant les
fish'n'chips atteignent des records. On y trouve toutes sortes de gens, ceux qui s'esclaffent, ceux q
ui se concentrent pour ne pas tomber en avant, ceux qui s'énervent, ceux qui demandent à leurs voisins de les conseiller sur ce qu'ils devraient
prendre... Certains soirs, il y règne un silence imbibé d'alcool, les y

eux fixent, hagards, le panneau indiquant les prix, les jambes flanchent, le sommeil s'abat sans pitié sur les gens qui ne peuvent pas pour autant se résoudre à faire une croix sur leur portion de graille; d'autres fois, d'irrépressibles gloussements se mêlent à des rires plus masculins, des éclats de voix hystériques se répondent d'un bout à l'autre du
fish'n'chips... Et je n'oublie pas de mentionner les gens déguisés, autre coutume très appréciée de ce côté-ci de la Manche. Ci-contre, les gambettes d'un petit chaperon rouge.
PS: je dédicace cet article à Emilie R., qui a pris la majorité des photos sus-montrées ; )
5 commentaires:
Yourk yourk yourk, vive le boeuf bourguignon!
Ouuuuh la méchante envie de frites qui vient de s'abattre sur moi...espèce de traitre...:)
Ah, je savais que je vous ferais envie!!! ; )
c'est le "chippie" juste avant Oran Mor sur Great Westernrd nan??? xxx
Mathilde, oui, bravo, tu as gagne! En recompense, tu as droit a... a... une belle barquette de frites!
Enregistrer un commentaire